Et soudain patatras ! Le seul jour de la semaine où je ne prends pas mon vélo pour aller au boulot, car j’avais une sortie le soir avec des amis, voilà que des gredins décident de visiter mon immeuble pour y piquer tout ce qui traîne. Pénurie de récipient pour moi, je met juste un cadenas sur mes vélos entreposés dans le couloir : il suffit de les embarquer pour ensuite les torturer.
Le meilleur dans l’histoire, c’est que je ne m’en suis rendu compte que le lendemain, alors que le casque à la main, la clé dans une autre et le gilet jaune sur le dos j’allais pour enfourcher mon véhicule écologique. En pénétrant dans le couloir, je trouve étrange le fait qu’aucun de mes vélos ne soit présent. Je ne m’inquiète pas encore, avec les travaux qui ont lieu en ce moment, il se peut qu’ils aient été déplacés…
Malheureusement, je me rends rapidement compte que je ne retrouverai pas de si tôt mes montures.
Ce qui m’énerve le plus, c’est que ces vélos étaient avant tout mon moyen de déplacement et par conséquent ils étaient bien pratiques ; financièrement parlant, il ne devaient pas valoir grand chose. C’est d’ailleurs pour cela qu’une fois la franchise de l’assurance et la vétusté déduites, il ne restait plus rien du tout ! Misère de misère, rien à faire. Je n’ai donc plus qu’à leur trouver des remplaçants. Je dois avouer que ça m’a fichu un sacré coup au moral.
Mais selon la théorie du papillon, si ce jour là j’étais allé au boulot à vélo, effectivement j’en aurais toujours un, mais surtout il se peut très bien que cette journée se soit déroulée différemment et donc les voleurs ne seraient pas passés. Who knows ? On ne peut pas revenir en arrière ni refaire le cour du temps. Si les conditions initiales sont différentes, ce qui s’ensuit diffère aussi. Je ne suis pas de ceux qui se disent “ah si j’avais fait cela, j’aurais pu…”. Eh non, si j’avais fait cela, il en aurait été autrement pour la suite aussi.